Latest Post

Cri de coeur - 26 Mai 2010

Ne méditez plus à propos des textes de Socrate et Platon. Dommage on perderait ainsi le quart du patrimoine humain, mais non, ils étaient gay. Ne supportez plus un club qui chanterait "We are the champions" après sa victoire finale, pour cause, Freddy Mercury n'est finalement que gay. Si votre prof de français vous faisait l'éloge de Rimbaud, il vous a donc volontairement caché son amour déchirant avec Verlaine. Ne prononcez jamais le fameux adage "To be or not to be, this is the question", Wiliam Shakespeare ne serait qu'un vilain gay aux dernières nouvelles, comprenez aussi qu'il ne faudrait jamais prendre Romeo et Juliette pour couple modèle. Autre nouvelle douleureuse, il ne faudra désormais plus permettre à nos valeureux sportifs de participer aux jeux olympiques, Pierre de Coubertin est gay. La joconde est entâchée également par des doutes sur la perversion de Leonard de Vinci. Oscar Wilde et Marcel Proust le sont également, leurs citations ne doivent figurer ni dans nos dissertations ni sur notre profil Facebook. A ce qu'il parait, Elton John chante en ces moments dans ces terres si pures qui sont les notres. J'ai été long, et ce n'est pas pour autant que la liste a été exhaustive, et je ne crois pas que c'est pour autant que le commun des mortels dans notre pays puisse juger l'homme en dehors de son orientation sexuelle, parce que c'est le barbu fou de Dieu qui a toujours raison. Le mal est profond, ceci est un cri de coeur.
 

I gotta feeling...

Ce soir peut être un tournant inoubliable dans ma vie. Pour cause, le Real tentera pour la 7ème fois de passer le cap des 8èmes de finales de la Champions League, une terrible malédiction. Si cette soirée finit aussi tristement que les précédentes, ce sera définitivement un énième complexe qui viendra officiellement s'ajouter à la liste de ses paires. Mais d'ici là je préfère garder la foi, d'une part vu la forme héroïque qu'ont montré mes héros samedi soir face aux andalous, et d'une autre parce que je n'ai pas beaucoup de choix, l'amour laisse une misérable marge de manoeuvre. Je préfère donc chanter que la nuit sera bel et bien une good night, en attendant...
 

Une pensée à tous ceux au ruban vert

Au tout début de l'année, un joli hasard m'avait permis de regarder un film d'animation français monté de toutes pièces par la dessinatrice de bandes dessinées iranienne Marjane Satrapi. Persepolis, adaptation de la bande dessinée autobiographique éponyme, retrace la vie d'une fille née en 1969, 10 ans donc avant la révolution iranienne. Au delà donc d'une simple autobiographie en dessins animés sympas, le film est un document à part entière, une vue à la fois personnelle et authentique de ce qu'a vécu l'Iran durant ces dernières décennies. Ne voulant aucunement gâcher le spectacle de quiconque voulant éventuellement regarder le film, je ne citerai qu'une phrase, prononcée par Anouche, oncle communiste de Marjane, qui déclara, un peu après 'le 99,99% pour le régime islamique' lors du référendum d'après-révolution: "C'est normal, chaque révolution a sa période de transition. La moitié du pays est illettrée. Le nationalisme et la morale religieuse sont les seules choses qui peuvent rassembler les gens." . Une citation atemporelle et géographiquement valable partout, qui m'aurait marqué à jamais.
Quelques mois après, la glorieuse et pieuse république islamique organise des élections présidentielles. Je regardais ceci de loin, sans grand intérêt. D'une part, je croyais que toute concurrence au populisme d'Ahmedinejad serait condamnée à l'échec. D'une autre, même cette dite concurrence, sur le papier "réformiste", est menée par un certain Mir Hossein Mossavi, ex-premier ministre durant les moments les plus rudes de la Sainte-République, ceux de la guerre contre l'Irak.
Les jeux semblaient faits, et les dés jetés. Soudain, le peuple surgit. Une énorme vague humaine ayant marre de leur quotidien, de la répression, du déphasage énorme avec le reste de l'humanité, de l'aveuglement au nom de Dieu et des bombes nucléaires. Devant choisir forcément un des 2 camps, ils se rabattent sur Moussavi, qui fait décidement figure d'un repenti. Il affirme s'être retiré volontairement du champ politique pour se remettre profondément en cause. Notamment à l'aide de sa femme, qui le pousse progressivement à revenir à sa vocation de peintre et ne pas imposer le voile à sa fille.
C'était dit, les dés étaient jetés d'avance. Le 'fils du peuple' aurait gagné confortablement avec 63,3% des voix. Sauf que ce résultat avait l'air de tout sauf une vérité à accepter avec du fair-play. La vague verte se releva encore plus fort, s'indigna de cette fraude historique. Ni les mollahs ringards, ni le pitoyable guide-suprême, et même pas les milices sauvages des bassidjis n'ont pu dissuader (en tout cas aussi facilement qu'ils l'espéraient) la foule qui n'en pouvait plus.
Les morts se comptaient en dizaines, on n'arrivait par contre pas à compter le nombre de blessés, d'enlevés, de disparus ou de femmes violées par les fous de Dieu. L'image de la jeune Neda Agha-Soltani s'écroulant restera à jamais dans la mémoire de ceux qui ont suivi ces évènements, qui auront changés le cours de vie de quelques millions de personnes, d'une façon ou d'une autre.
Hommage à tous ceux qui y ont laissé leur vie, ou un être cher. Hommage également à tous ceux qui continuent encore à braver les interdictions pour faire valoir leurs valeurs de liberté et de démocratie. Hommage à ceux là et tous ceux qui ont conforté tous les démocrates de l'âme dans leurs certitudes.




 

Par quoi on commence? Le commencement..

Parler, ce n'est pas toujours opportun de le faire. Écrire, par contre, reste des fois ce qui se fait de mieux. Il faut dire que le processus laisse place à des filtres, on ne peut donc que rarement justifier d'"impulsivité" quelque chose qu'on a rédigé. Le processus est assez long pour que tout ce qui est écrit reflète bien la pensée, mais aussi les règles qui la régissent, et les barrières qui se dressent contre elle. Vive le stylo à bille Reynolds, les cartouches d'encre, les zones de texte et le police Georgia :)
 
 
Support : Creating Website | Johny Template | Mas Template
Copyright © 2011. Bulles, de là où je suis - All Rights Reserved
Template Created by Creating Website Published by Mas Template
Proudly powered by Blogger